Nous Sommes prés de Remplacer l’Expérimentation Animale par des Puces Informatiques

 

Avant le lancement d’un nouveau médicament ou traitement médical pour les humains, il doit passer par une série de tests rigoureux qui, malheureusement, impliquent souvent des animaux.

 

 

Mais le gouvernement des États-Unis a poussé les chercheurs à trouver des alternatives plus humaines que l’expérimentation animale, que ce soit sur des robots hautement efficaces ou des algorithmes informatiques de pointe.

L’une des options les plus ambitieuse est de remplacer les animaux avec un « corps humain sur puce », quelque chose qui a le potentiel non seulement de correspondre à l’expérimentation animale mais aussi la dépasser.
Puce pour remplacer l'expérimentation animale en laboratoire

 

les scientifiques sont plus proches que jamais de réussir
Ces recherches pour développer des organes informatiques sur puces sont actuellement dirigées par le bioingénieur Linda Griffith du Massachusetts Institute of Technology (MIT). L’Agence de la Défense (Advanced Research Projects, DARPA) et les instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health) ont financé le projet de Linda Griffith « Human Physiome on a Chip », comme le rapporte Sarah Zhang à Wired.

Simuler la complexité du corps humain n’est pas une tâche facile mais les progrès des logiciels et de l’électronique signifient que nous sommes plus près que jamais d’y arriver. Ces « organes sur puces » sont susceptibles d’apparaître en premier dans les scénarios où l’expérimentation animale ne fournit pas les résultats dont les scientifiques ont besoin.

« Les modules sont conçus pour imiter un large éventail de tissus humains, y compris l’appareil circulatoire, endocrinien, digestif, immunitaire, tégumentaire, musculo-squelettique, nerveux, reproducteur, respiratoire et urinaire» déclare Human Physiome on a Chip.
Recherche sur les puce organes

 

Les « puces organes » sont fabriquées à partir de matériaux synthétiques tels que des polymères, qui sont transparentes afin qu’elles puissent être étudiées à travers un microscope.

Lorsque les « puces organes » sont ajoutées aux cellules humaines en culture, elles commencent à se comporter comme si elles étaient effectivement dans le corps, ce qui est une ressource précieuse pour la recherche de traitements.

Des projets semblables à celui du MIT sont en cours ailleurs aussi, dont un à l’Institut Wyss de l’Université Harvard. Le modèle créé par les chercheurs de l’Institut Wyss était si habilement construit qu’il a remporté le design award l’an dernier.

D’autres chercheurs travaillent également sur des alternatives à l’expérimentation animale en utilisant d’autres moyens, allant du mini-cerveau cultivé en laboratoire et développé à partir de cellules humaines à de nouveaux modèles mathématiques permettant de prédire l’effet des produits chimiques sur la peau humaine, niant ainsi la nécessité des tests en laboratoire sur les animaux.

Alors que nous sommes toujours loin de remplacer totalement l’expérimentation animale par des « organes sur puces », les nouvelles recherches semblent très prometteuses, et tout le monde voudrait le voir se produire: les scientifiques, les organismes de réglementation, les associations de défense des animaux sans mentionner les millions d’animaux chaque année soumis à des tests en laboratoire.

 

 

 

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